Vendredi 27 juin 2008
Le dimanche précédent, Emilien Poulain se rendit à la laverie. Pendant que la machine tournait, il remonta la rue jusqu'à l'adresse que la serveuse lui avait donnée comme étant son domicile avec Brutus. Emilien ambitionnait de porter à l'attention du procureur de la république les mauvais traitements dont celle-ci faisait l'objet. Pour cela, il lui fallait l'adresse, l'étage, et le nom de famille de Brutus, qu'il espérait trouver sur la boite aux lettres.

En arrivant au 127, paré de son sac à linge vide, Emilien hésita à entrer, d'autant que la porte s'ouvrait à ce moment précis. Qui en sorti ? Brutus évidemment...

Décidément, le hasard jouait de tous ses tours. Emilien se senti pris sur le fait.

Sans hésiter, dans son T-shirt noir et bleu absolument pas repassé, Brutus entama la conversation. Il s'évertua à démontrer qu'il ne battait pas la serveuse.
Poulain ne croyait en rien ce que disait cet individu. Il campa d'autant plus sur sa position que Brutus prétendait que les traces sur le visage de la serveuse étaient des bisous. Des baisers qui laissent des traces violacées, virant à l'ocre jaune, qui durent 4 jours sur les pommettes d'une femme, c'est étrange, n'est-ce pas ?

Pendant près d'une demi-heure, Brutus répandit donc un nuage de fumée, telle une pieuvre menacée. Cela fit germer l'idée que la serveuse pouvait être menteuse, mythowoman, et alcoolique. Finalement, la conversation se termina lorsqu'Emilien fit comprendre qu'il veillait, et était prêt à agir au moindre signe de coup.

De retour à la laverie, il remarqua une belle femme en galère devant la centrale de paiement. Il proposa son aide... Son billet de 10 euros s'était fait manger, sans lancer la machine à laver, ni rendre la monnaie. Comme elle n'avait pas de portable, Emilien utilisa le sien pour appeler le responsable de la machine.

Il avait au moins rendu service une fois, ce jour là.

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Dans les jours suivant la rencontre impromptue avec la brute, à chaque fois qu'Emilien passait devant le bar, il constatait que la serveuse n'y était plus. Une autre était en place.

Cela laissait place à toutes sortes d'interpretations, et aucune ne convenait.

Il était possible qu'il ne sache jamais ce qui était vraiment arrivé à son amie serveuse.

C'était la première fois qu'Emilien se heurtait tant à l'échec dans une de ses missions.
Il espérait toutefois que la serveuse reviendrait vers lui, le moment venu.
Que ce ne serait pas un échec.
Par Emilien Poulain - Communauté : Une journée pas ordinaire !
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Vendredi 20 juin 2008

Lorsqu'il retourna au barabe (Bar arabe), Emilien Poulain fit la bise à la serveuse, et vit que ça n'allait pas. En regardant autour du comptoir, il avisa que Brutus était là... toujours à surveiller sa victime, et accompagné d'un ami.

Emilien lui jeta un regard accusateur. Sûr de lui, Brutus lui lança de l'autre bout du comptoir :
- Bonjour !
- Non ! Pas bonjour. (Puis assez fort) Je croyais que tu ne devais plus revenir dans ce bar, toi !
- Mais qu'est-ce qu'il y a ? On ne se connaît pas...
- Moi je te connais, et tu ferais mieux de partir tout de suite !

La serveuse fit comprendre que ça gênait qu'on s'engueule dans le bar. Emilien se tût donc, sans cesser de regarder Brutus.

Après un moment, celui-ci se leva ainsi que son acolyte, et resta un moment à discuter sur le pas de la porte.

Emilien alla se placer devant eux, un peu tremblant il est vrai, car décidé à se battre si nécessaire. Il se roula une clope en surveillant la brute, puis l'alluma.

Lorsque Brutus voulu rentrer, Emilien se mit juste devant lui :
- Non. Tu es mieux dehors.
- Mais qu'est-ce qu'il y a, enfin ?... Comment tu t'appelle ?
- Je ne m'appelle pas.
- Tu me file une clope ?
- Non. Tu es bien le mec de la serveuse, n'est-ce pas ?
- Heu... Oui...
- Alors les bleus qu'elle a partout, ils viennent d'où ? Tu dois bien le savoir...
- Tu veux pas me filer une clope ?...
- Mais va te faire foutre !... Alors, ils viennent d'où les bleus qu'elle a ?
- Je sais pas, elle se les fait en se tapant dans le bar.
- Ah oui ? Ceux qu'elle a sur le visage, aussi ?
- Sur le visage ? C'est pas un bleu, c'est un bisou, ça ! Je lui fais pas de mal, moi. Et toi là, tu fais quoi, tu la protège ?
- Oui, je la protège ! Mais alors, si c'est pas toi... Qui lui fait ces bleus ? Et toi, t'es pas sensé la protéger ?
- Mais oui je la protège !
- Tu me prends vraiment pour un con !
- Laisse moi rentrer maintenant, je vais dans ce bar depuis 8 ans...
- Mais tu te rends compte qu'en 2 secondes, je peux te faire une très sale réputation dans ce bar ? Vaut mieux que tu reste en dehors.
- Attends, je reviens...

Brutus emprunta le trottoir de droite.
Emilien, le coeur battant, s'attendait à le voir débarquer d'un moment à l'autre, encadré de molosses armés.
Curieusement, la brute ne revint pas...

Pendant ce temps, il invita la serveuse à déménager, le soir même, question de survie.

Il proposa qu'elle s'installe chez lui temporairement, et profite d'Internet pour trouver un nouvel appartement.
Emilien se sentait obligé de le faire. Avec ce qu'il savait, l'inverse aurait été de la "non assistance à personne en danger".

Quant à elle, elle craignait vraiment que la situation dégénère pour Emilien, et niait le risque vital qu'elle-même encourrait.
Qu'elle le veuille ou non, de toutes façons, il ferait tout son possible pour la sortir des pattes du violent Brutus.

Il espérait qu'elle accepterait son invitation, ou mieux, trouverait une amie pour l'héberger.

Si tel n'était pas le cas, resterait une autre option... Avoir 2 policiers dans sa famille, ça donne des idées...

Par Emilien Poulain - Communauté : Une journée pas ordinaire !
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Mercredi 18 juin 2008
Deux jours avant, Emilien Poulain sentait en rentrant à pied de son travail, que ses genoux l'emmenaient vers un lieu qui appelait ardemment sa présence.

Quelques signes apparurent.
Tout d'abord une fille, pour jouer, donna un coup de genoux dans le service trois pièces de son copain. Comme il souffrait, elle s'excusa comme elle pu !

Puis Emilien croisa un ami SDF, qui le traîna dans un rade. Là, une ivrogne lui envoya quelques coups réellement violents, dans le dos ou les épaules. Emilien essaya de lui expliquer qu'elle ne devait pas frapper son ami, mais l'ivrogne ne comprenait déjà plus rien à rien, et lui chercha querelle à son tour.

Emilien préféra botter en touche en migrant vers un autre comptoir, un bar arabe, ou "barabe". Dans ce dernier, il remarqua immédiatement que la serveuse, une amie, avait perdu la joie et le regard pétillant qui la caractérisait. Il lui demanda ce qui se passait.
Comme elle refusait de le dire, il lui avoua qu'il avait perdu son père récemment, et qu'il était difficile de faire pire.

"... Ben regarde, j'ai des bleus là (sur le visage, cachés par un peu de poudre), sur les bras, et partout sur les jambes. C'est mon mec qui m'a fait ça..."

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La colère monta en Emilien.
Il compris que là était sa nouvelle mission...
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Son amie refusait de porter plainte. Le plan classique de la femme battue, qui espère que Brutus s'apaisera avec le temps.
Emilien expliqua qu'elle méritait mieux, que frapper une femme était illégal, et que ça n'était ni de l'amour, ni tolérable.

En partant du bar, désargenté, pour aller regarder le match mafieux contre l'équipe de France de foot chez lui, il se demanda si elle était en mesure de comprendre son propos.

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Faudrait-il l'aider malgré elle ?
Était-ce seulement possible ?
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Le jour suivant, après avoir raclé les fonds de tiroirs, Emilien trouva un dernier euro vingt, soit un verre de vin. Il se rendit donc au même zinc.
La situation n'avait pas changée, d'après son amie. Elle n'avait pas rompu, mais parlé clairement à son bourreau. Impossible néanmoins de savoir ce qui s'était dit.

Tout à coup, elle se renferma.
Emilien compris que Brutus était là...

Il posa des questions, afin de s'assurer de sa cible, et pour démêler le fond de l'histoire. Mais toujours entre deux clients, la serveuse lâchait difficilement les mots.

Il lui proposa d'aller fumer dehors. Elle avoua que c'était tel homme, de façon assez vague.
Un client l'appela, et elle posa sa cigarette à peine allumée.

Quelques instants plus tard, celui qu'Emilien considérait être "Brutus" approcha et se saisit de ladite cigarette. Il en profita immédiatement.

- Ce n'est pas ta cigarette, repose la tout de suite.
- Je lui ai demandé si je pouvais la finir (c'était faux). Qui tu es toi ?...
- Je suis son ami. - Emilien vissait ses yeux dans ceux de Brutus, en serrant la mâchoire.
- Son ami ?... Je connais tous ses amis ! T'en es pas un !
- Tu ne les connais pas tous... Et je veille sur elle comme un ami. Je ne supporte pas qu'on lui fasse du mal. - Emilien sentait la rage monter.
- Je ne te connais pas toi ! Je ne lui ferais jamais de mal, ni à elle, ni à personne, mais tu me fais peur là. On dirait que tu vas me virer du bar...

Emilien pris son temps pour répondre, se fit craquer les cervicales.
- Ça se pourrait bien... Tu as éteint la lumière dans ses yeux. Je ne le supporte pas. Elle est très mal à l'aise en ta présence. Tu ferais mieux de partir.


A ce moment, la serveuse revint et enguirlanda Brutus d'embêter son ami ! Elle dit à Emilien "Ça va aller, Julien ? Oui, Brutus, c'est le français avec qui j'ai été pendant 8 ans..." - Ce qui était évidemment faux. Un autre client l'appela, et elle s'éclipsa à nouveau.

Brutus nia encore lui avoir fait du mal. Emilien cru bon de vérifier auprès de la serveuse. Était-ce bien lui ?

Elle nia que c'était celui qui la frappait, peut-être désireuse d'éviter à la fois qu'on se batte pour elle sur son lieu de travail, et que Brutus ne la tabasse ultérieurement...

"Ne cherche pas à comprendre... Il y a du monde ici, il fera rien..." - dit-elle en regardant ses pieds.

Emilien essaya de la raisonner, en vain. Il senti qu'elle rejetait son aide, alors même que la testostérone coulait en rafales impatientes dans ses veines.

Enragé, il préféra quitter les lieux, cogna dans un mur pour se défouler.

Brutus avait aussi quitté le bar, c'était déjà ça.
Nul doute qu'il y reviendrait.

Emilien aussi... car sentait-il, d'autres évènements se préparaient, et il aurait un rôle à y jouer.

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Aujourd'hui, Emilien était argenté. Il arriva tôt au barabe pour s'enquérir de l'évolution de la situation, et siroter un cola.

Comme lui et apprit-il, un autre client, avaient sermonné Brutus la veille, celui-ci avait cru judicieux de molester la demoiselle à la nuit venue. "C'est quoi ces mecs que tu m'envoies, là ???"... Scène brutale dans la salle de bain, où elle se vit mourir.

Cela la fit réagir, appeler la police.
Brutus, en situation irrégulière, décampa, jurant au passage, de ne jamais retourner dans ce barabe.
D'aucun aura compris que c'était une très sage idée de sa part.

Elle, avait donc pris la décision de partir de l'appartement partagé avec la brute.

Toutes les victimes n'ont pas cette force...

La nuit dernière, Emilien avait surfé des sites à propos des violences faites aux femmes, et trouvé des numéros utiles, pour l'hébergement d'urgence, le soutien psychologique, etc. Il les donna à son amie. Aussi, il proposa de l'accompagner pour récupérer ses affaires, et insista pour qu'elle appelle en cas de besoin.

En regardant ses pieds, elle dit "merci".
Ce mot toucha et résonna en Emilien.
Par Emilien Poulain - Communauté : Une journée pas ordinaire !
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Dimanche 8 juin 2008

En ce dimanche matin, Emilien Poulain se demandait ce qu'il pourrait bien faire pour changer le monde.
Aller se promener, sans doute, et proposer son aide à qui veut...


Mais le destin en décida autrement, sous la forme d'un appel téléphonique.
C'était sa mère, qui annonça que le paternel d'Emilien Poulain venait de tirer définitivement, sa révérence.

Après cet appel, il resta un moment à parler seul, à son père.

Puis ils écoutèrent un morceau de musique, celui qu'Emilien avait déjà choisi pour sa propre oraison funèbre. Il se dit qu'il irait peut-être bien à celle de son père.

Emilien décida de déjeuner, puis d'aller retrouver sa famille, à 2 heures de train de là. Cela lui coûterait ses derniers euros, mais sentait-il, sa place était là-bas.

Le dernier homme de cette branche de la famille sauta donc dans le métro, arriva à la gare RER d'Austerlitz, et pris un aller-simple.
Puis il n'eût qu'une envie, se griller une clope avant le trajet.

Avant d'arriver au dehors, devant les Escalators, un étranger lui tendit un billet de train, lui demandant en anglais où était son quai.
Le cerveau embrumé d'Emilien mit un peu de temps à décoder "PARIS AUSTERLITZ - TOULOUSE".
Il expliqua en grand breton qu'ici, c'était pour les suburbs of Paris, qu'il fallait remonter l'escalier et tourner this way pour les grandes lignes.
Le voyageur pressé took his legs at his neck...

En fumant, Emilien réalisa qu'un autre jour, il l'eût guidé sans hésiter jusqu'à son train.
Aujourd'hui, il accusait manifestement du retard dans l'altruisme, et la traduction "Français/Franglais"...

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Il arriva après 20 minutes de marche à la demeure familiale, en même temps que le véhicule qui devait emporter le corps. Et entra avec ces employés dans la chambre où il se trouvait, vit qu'il semblait dormir.

Le père l'Emilien Poulain avait survécu à la seconde guerre mondiale, à la guerre d'Algérie, au décès d'un de ses frères, puis de sa soeur, puis plus tard de ses parents, au cancer de son autre frère, à deux cancers lui-même dont un lui ayant ôté la parole, le goût et l'odorat, et il avait survécu à ce monde de fous...
Depuis quelques temps, cela se sentait, cet homme blessé aspirait à quitter la couche active de la vie.
Alors, après tant d'épreuves, qu'il soit parti dans son sommeil, d'une simple panne du coeur, semblait une très honorable conclusion.

Les voisins arrivèrent, très affectés. Les larmes coulèrent abondement, car ils appréciaient la compagnie du père d'Emilien, depuis 35 ans.
Ils étaient là lors de son absence de réveil, découvrant la froideur de son enveloppe charnelle.

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Il y eu quelques visites tout au long de cette après-midi, puis le soleil se mit à briller.
Emilien offrit de son thé préféré à tout le monde, et un paquet d'encens "Geet Govind" à sa maman.

Sa soeur et sa nièce arrivèrent en dernier. La petite, 7 ans, ne réalisait pas vraiment, et fila jouer bruyamment au foot dans le jardin des voisins.

Le défunt aimait beaucoup le football... Il avait d'ailleurs regardé le second match de l'Euro 2008, avant d'aller se coucher, son dernier soir.

Aussi, Emilien proposa, et insista pour que toute la maisonnée migre chez les adorables voisins, et leur mette la pâtée au foot ! Il avait lui-même, envie d'honorer ainsi la mémoire de son père, et de se dépenser.

Il mouilla le maillot, et aussi le pantalon.
Il était tant en sueur que lors d'une tête ratée, l'eau de son front éclaboussa ses lunettes...

La vie continuait, dans cet étrange moment de fièvre.

Après quoi, les voisins demandèrent à Emilien de pousser leur voiture, qui refusait de démarrer sans aide. Il le fit bien volontiers, aidé en cela par un autre gaillard.

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Il n'y eu plus de larmes.

Emilien avait un important RV professionnel tôt le lendemain, il devait partir.
Sa mère lui donna un peu d'argent pour rentrer et revenir, ainsi qu'un bocal de cuisses de canard aux pommes...
Il la serra contre lui, ce qui n'était pas courant.

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Sur le quai de la gare, Il remarqua un voyageur qui se demandait comment composter son billet, devant une borne pour les cartes Navigo... et lui montra le composteur pour billets, placé juste derrière.
L'homme le remercia, un peu gêné.

Dans le train, presque rien. Il écouta de la trance à fond sur son lecteur mp3, faillit pleurer à plusieurs reprises, serra les dents, et fini par se sentir presque en paix.

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Une fois chez lui, plus que tout autre soir, Emilien aurait pourtant aimé pouvoir étreindre une âme-soeur, ou poser sa tête sur ses genoux, s'y laisser caresser doucement les cheveux.

Cette fois encore, il devrait compter sur lui seul.
Ainsi était son destin.

Par Emilien Poulain - Communauté : Célibataires en chemin...
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Vendredi 6 juin 2008
Ce midi, Emilien était dans le quartier des banques près d'Opéra, quand il se rendit compte qu'il ne pouvait plus tirer d'argent avec sa CB. Ironie du sort, ou légende personnelle ?

"Arf..." - dit-il au D.A.B.

Tirant satisfaction à aider gratuitement, Emilien se fiche pas mal de l'argent.
Il déjeunerait donc, plus tard...


Ce qui l'intéressait, c'était de retrouver un magasin de produits japonais, dans lequel il avait acheté un thé Genmaïcha hors de prix, il y a quelques semaines... Car il avait promis à des amis de leur donner l'adresse où s'en procurer.

Lorsqu'il eut pris la carte de visite du magasin, il décida de rentrer chez lui à pinces, et en chemin, de rendre service à quelqu'un, si possible.

A peine cette décision prise, il remarqua 2 jolies jeunes femmes, dont une mini-jupée, qui venaient dans sa direction sur le même trottoir.
La mini-jupe était remontée, alors dans un gracieux geste descendant depuis les hanches, sa propriétaire lui redonna une position moins olé-olé.

Allez savoir pourquoi, c'est à lui qu'elles demandèrent comment aller à Chatelet à pied...

Il suffisait de faire demi-tour, et bifurquer à droite. Ceci fut dit.
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Service rendu !
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Lorsqu'elles partirent devant lui, il réprima ou presque, son envie de reluquer les rotondités généreuses galbées par la mini-jupe...

Faut avouer que ça lui fait plutôt de la peine, de mater une jolie nana, qui n'est pas la sienne.

Il préférerait tomber sur son âme soeur, au petit bonheur, la chance...
Par Emilien Poulain - Communauté : Célibataires en chemin...
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Mercredi 4 juin 2008
Emilien comme à son habitude, était parti à l'aventure, pour rendre service gratuitement, et se changer les idées.

Lorsqu'il parvint sur le quai de Jemmapes, il vit une petite boule de poils, couchée sur un massif de fleurs. Sans en être sûr, il aurait dit que c'était un jeune canidé de marque "cocker", tout trempé et frémissant.

Lorsqu'il voulu s'occuper de lui, le chien se cacha derrière les arbres, dans les hautes herbes.

Un homme qui passait là déclara "Quand c'est comme ça, c'est un chien abandonné."

Emilien se senti ému par son sort.
Il essaya un bon moment de le faire venir, mais l'animal, craintif, refusait.

Il prit son portable, obtint le commissariat, qui ne pu lui venir en aide. Le son du téléphone devint haché, incompréhensible. Emilien se dit que c'était un signe.

Alors, il alla voir les hommes en vert, affairés non loin de là.
L'un d'entre eux proposa son aide.

Ils entrèrent prudemment dans le massif de fleurs, en essayant d'amadouer le toutou.
Mais, en proie à une peur panique envers les hommes, l'animal se sauva sur le quai.
Emilien et son acolyte échouèrent à le rattraper.

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Se retrouvant seul, Emilien vit qu'une jeune femme, qui avait elle aussi un chien, essayait de l'attraper à son tour un peu plus loin.
Il se joignit à elle, et à "Astuce", son compagnon à 4 pattes.

Le toutou affolé gambadait à toutes pattes.
A sa suite, ils traversèrent une zone résidentielle, jusqu'au rond point du colonel Fabien, et perdirent la trace de l'animal.

Au moment de se séparer, Emilien se rendit compte que la jeune femme était vraiment jolie, en plus d'être gentille.

---

Il hésita un moment, puis décida de faire une ronde, au cas où Toutou ré-apparaîtrait.


Pendant 15-20 minutes, il arpenta les rues adjacentes, sans vouloir douter de sa légende personnelle, mais un peu inquiet, quand même.

Parvenant boulevard de la Villette, il retrouva la boule de poils, qui déambulait nonchalamment parmi les passants !

Il la rejoignit, mais sans pouvoir l'attraper.
Alors tout s'accéléra à nouveau. Le chien traversa la rue sans regarder, puis tourna à droite en galopant tambour battant. Emilien fit de même.

Il bifurqua à droite encore, en traversant la rue n'importe comment 2 fois, et... Retour au rond point du colonel Fabien...
L'animal le sema une nouvelle fois dans la circulation.

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Emilien marcha encore 45 min dans toutes les rues alentour, sans retrouver le désiré cocker.

Hésitant à aller déjeuner, ce que tout le monde faisait à cette heure là, Emilien passa près de chez lui. Renonçant à satisfaire son estomac, il reprit courage, et reparti en direction du dernier point où le chien avait disparu. Il devait lui apporter son aide.

Il y avait un attroupement à cet endroit. Emilien craint qu'il ne soit arrivé malheur canin...
Une jeune femme s'était évanouie, donc point de toutou.
Il demanda s'il pouvait aider, mais non, les pompiers ayant été appelés. Peu après, le camion rouge se fraya un chemin dans la circulation, à coup de Pimpom. Emilien lui fit signe de la main que c'était là, et... reparti en quête du chien.

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Après une belle marche, il revint sur le quai de Jemmapes.

Là où il l'avait vu la première fois, pas de chien.

Il continua en direction de Jaurès, et regardant à nouveau en direction du quai, il vit 2 hommes en vert et un passant (portant caniche), qui avaient acculé le fameux cocker errant, contre un portail (ci-contre).

ENFIN ! Toutou était retrouvé et sans moyen de fuir.


Emilien se présenta, et expliqua qu'il lui courait après depuis 1h30 / 2h...

Les hommes en vert hésitaient à saisir la bête, qui était visiblement épuisée, mais pas encore décidée à se rendre. Elle les menaçait de ses babines retroussées...

Peut-être laminé par la course poursuite, Toutou se laissa finalement attraper par un homme en vert ganté.
Celui-ci demanda à Emilien s'il pouvait l'apporter au commissariat.

Et comment !!!...

Depuis le temps qu'il cherchait à lui apporter son aide, il fut heureux de prendre Toutou dans ses bras, comme un bébé.
C'était une joli petite chienne, toute tremblante, sans collier ni tatouage.

Elle mordit la main d'Emilien, mais sans y mettre de force, et se rendit bientôt à la chaleur de son torse.

Elle était si mignonne. Il avait eu raison de tous ses efforts.

Emilien emportait la petite chienne au commissariat, lorsqu'il croisa une vieille connaissance, une ex perdue de vue depuis au moins 5 ans. Le hasard, décidément...
Il lui narra l'histoire de l'attachant Toutou, laissa ses nouvelles coordonnées... puis se rendit chez la police.


Là, les femmes, agents ou pas, craquèrent immédiatement pour la boule de poils.

Cela pris un peu de temps, mais elle trouva enfin une voie sans danger, dans une boite en partance pour la SPA. Une jeune chienne de race comme elle, n'aura pas de mal à trouver une famille d'accueil digne de ce nom. A moins qu'elle n'ait un tatouage électronique, et donc un maître inquiet, quelque part...

Au travers des barreaux, l'animal lécha une dernière fois la main d'Emilien.

"Bonne chance ma jolie..."

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Mission accomplie !
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Emilien, épuisé par cette course poursuite, se demandait si le destin n'avait pas mis ce chien sur sa route afin qu'il brise sa solitude.
Puis il réalisa qu'il n'avait pas vraiment les moyens matériels d'accueillir un chien.

Mais "Nana", comme il la nommait en son for intérieur, lui manquait.

Peut-être partirait-il à nouveau à sa recherche...
Par Emilien Poulain - Communauté : histoires d'animaux petrus
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Mercredi 4 juin 2008
Le 28/05/2008, Emilien se rendit à la poste pour chercher un colis. Alors qu'il l'attendait, une cliente lui demanda un service.

Surpris, il lui demanda à son tour lequel.

Elle voulait envoyer un courrier recommandé, avait pris un bordereau à remplir, mais oublié ses lunettes...
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Emilien apprit à cette occasion, que les employés de la poste affirment ne pas avoir le droit de remplir ces documents.
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Il prit donc le temps de noter bien comme il faut, les adresses d'expéditeur et destinataire, pour aider cette dame.

Ceci fait, elle le remercia, puis tendit fièrement son bordereau à la guichetière :
"Vous pouvez le prendre, maintenant, mon recommandé ???"
Par Emilien Poulain
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Mercredi 4 juin 2008
En visite chez un ami, Emilien découvrit qu'un motard faisait des roues-arrière dans la rue d'en dessous, parfois à des heures indues.

La rue en question se terminant sur un jardin d'enfants, Emilien décida d'arrêter net ce chauffard à deux roues.

Il parvint à le filmer, et à noter son numéro de plaque minéralogique...




A la nuit tombée, le coeur battant, il identifia la moto en stationnement, et ficha un bloque-disque (un antivol hyper costaud), sur la fameuse roue arrière...

Il accrocha ensuite ce mot, sur le bloque-disque :



Le lendemain, Emilien demanda un service à une habitante du quartier.
Il s'agissait d'aller déposer une enveloppe contenant la clé du bloque-disque, un CD avec la vidéo, et un document explicatif (ci-dessous), au commissariat de proximité...

   


Emilien ne tenait pas à ce qu'on puisse remonter jusqu'à lui, où à l'ami chez qui la vidéo avait été tournée.

La dame sembla ravie de rendre ce service...

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Quelques jours plus tard, ils se croisèrent de nouveau.

Elle était toute guillerette en contant son aventure au commissariat. Le petit mot d'Emilien avait apparemment beaucoup fait rire les policiers...

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Et le motard ?
Depuis cet évènement, il a trouvé un moyen d'ôter le bloque-disque, mais ne fait plus de roues-arrière dans la rue. Qu'il en soit remercié...
D'autre part, sa moto est désormais garée dans une rue perpendiculaire à celle de l'ami d'Emilien...

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Emilien Poulain a pour la première fois de sa vie, eu l'impression de sauver des vies, de changer le monde.
Par Emilien Poulain - Communauté : Une journée pas ordinaire !
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Mercredi 4 juin 2008

Emilien avait prévu le coup en emportant son parapluie, ce matin.

C'est en rentrant le soir qu'une averse tonitruante surpris tout Paris.

En avisant une jeune femme tentant de traverser en tenant tant bien que mal un bébé dans ses bras, il décida de leur faire un petit coin de parapluie.

Elle était contente qu'on lui proposa cela.

Au bout d'un moment, le passage se réduisit.
Emilien préféra protéger l'enfant que lui-même.
Il tendit le bras pour placer le parapluie au dessus de la jeune femme à l'enfant, et se fit donc copieusement arroser...
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Est-ce qu'un karma marche aussi quand il est mouillé ?
Emilien se dit qu'il marchait même mieux...

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Par Emilien Poulain
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Mercredi 4 juin 2008
Une bande de sauvageons passait des nuits entières à brailler dans la rue, en dessous des fenêtres d'Emilien.
Il avait de plus en plus sommeil...

Alors, un jour il alla cacher quelques boules puantes sous les détritus laissés par ces jeunes braillards.

Il y a fort à parier qu'en marchant dessus, l'odeur les a fait fuir...

Ils courent peut-être encore.
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Quoiqu'il en soit, Emilien ne les entend plus.

Faut dire aussi que quand les sauvageons ont recommencé à faire du bruit ailleurs dans la rue, il a directement composé le 17...
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Par Emilien Poulain
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